J11 - Bora Bora - La perle du Pacifique

Température de l'air : 32°C

Température de l'eau : probablement 27°C

Moment fort de la journée : Atterrir à Bora Bora


Anthony, du club de plongée, nous a gentiment proposé hier soir de nous accompagner à l'aéroport quand nous nous sommes renseignés sur les moyens pour s'y rendre, et voyant que nous étions prêts à faire du stop. OK, nous partons à 8h15, soit bien avant notre vol de 10h15, mais bon, on ne va pas se plaindre. Attestation PADI en poche et récupérée, c'est donc en laissant les passagers du vol précédant le notre arriver les uns après les autres, dans cet aérodrome un peu plus grand que celui de Huahine, que nous attendons le signal nous permettant de monter à bord de l'ATR, en profitant de l'attente pour rédiger un article, assis sur un banc (car ici, pas de cafés, jute une petite boutique de cartes postales et de souvenirs). Nous décollons à l'heure, sous un temps gris. Dommage donc pour la vue sur le lagon, côté gauche.


Bora Bora est située à 260km au nord-ouest de Tahiti. L’île mesure à peine 29 km², mais son lagon est trois fois plus étendu (82 km²), avec de nombreux motus sur son pourtour. Surnommé "la perle du Pacifique", l’île est réputée pour avoir l’un des plus beau lagon du monde. Et c'est probablement vrai. Nous arrivons vers 11h, après avoir pu apercevoir entre quelques nuages qu'effectivement, le lagon a l'air magnifique. Nous sommes néanmoins déçus, car il fait presque gris, et cela nous empêche d'apprécier ce qui aurait sûrement été l'une des plus belles vues du voyage. L'avion se pose sur un motu, donc sur une petite île détachée de l'île principale, que nous rejoignons par bateau après un peu d'attente. Contrairement aux clients des grands hôtels, nous n'en avons pas un spécial qui vient nous chercher pour nous emmener. C'est ça Bora Bora. Un avion qui atterrit sur une piste bordée de cocotiers, sur une bande de terre à peine dix mètres du turquoise (vous êtes donc au bord de l'eau - et quelle eau ! - dès le premier pied posé par terre), et votre bagage récupéré (pas de tapis roulants en Polynésie, juste un gars qui tire un chariot et les pose sur une grande table), vous montez dans un bateau et êtes déjà à filer entre les variations de bleu. Nous arrivons à Vaitape, la principale ville de Bora. Les autres ne sont d'ailleurs que de petits villages, sans véritables commerces. Quelques entassements de maisons en fait, au milieu de la végétation. Mais généralement, les touristes sont sur les motus, à l'écart, dans les hôtels de luxe, tout autour de l'île. Nous, nous allons tout au sud, à la pointe Matira, le dernier petit bras de terre du sud, dans une guesthouse, chez "Robert et Tina", deux polynésiens ayant ouvert la pension il y a 25 ans (Tina nous attend à l'aéroport), et ayant résisté à ceux qui les accuse de "casser les prix", puisque étant parmi les premiers à avoir installé une alternative aux grands hôtels. L'endroit est en effet loin d'être luxueux. C'est moins bien qu'aux Tipaniers (qui étaient vraiment bien), plus dans l'esprit des guesthouses que nous avons connues jusqu'alors. Nous avons une chambre, et une salle de bain (sans eau chaude, à l'eau fraîche mais pas froide, et en fait parfaite vu la chaleur), ainsi qu'un accès immédiat à la plage (en fait un accès à l'eau plus qu'une vraie plage), déserte, et située à moins de cinq mètres de notre terrasse. Tout est propre, et plutôt spacieux. Petit détail agréable, le lavado est un grand bénitier. Bref, nous sommes presque chez l'habitant, à une demi-heure de marche de la ville. Tina nous dit que nous faisons comme nous voulons ici. Elle est dispo sur demande, mais ne s'occupe pas des clients sinon. D'où les avis mitigés sur le service que nous avons pu lire. Mais pour l'instant, notre contact avec elle est bon, et les règles du jeu claires. Tout est très calme, presque trop. Il fait nuageux. Notre premier contact avec Bora est un peu mitigé, car n'avons pas la sensation d'être dans le Bora Bora des brochures de voyage. A cause du temps, et du manque de couleur, mais aussi finalement par choix, puisqu'il semble que nous soyons plus au milieu de la vie locale, et non dans un complexe hôtelier haut de gamme (mais ça, on le savait). En tirant le rideau de la baie vitrée, nous découvrons en revanche la mer devant nous, sa proximité, et quelques belles couleurs quand les rayons parviennent à percer. Superbe. Avec la grande cuisine la porte à côté, nous pouvons presque dire que nous avons un petit appartement face à la mer. Un des deux hôtels Intercontinental est à deux pas (nous passerons tous les jours devant en rejoignant la route principale faisant le tour de l'île). En nous promenant un peu, nous découvrons ses bungalows sur pilotis, à peine à 30m. Nous défaisons notre sac et, affamé, partons en direction d'un endroit pour déjeuner. Sur la route pour venir, nous avons aperçu pas très loin un bout brillant du lagon. Nous décidons du coup de nous diriger de ce côté. 500m plus loin, nous découvrons un petit restaurant, plutôt bas de gamme, mais à la vue hallucinante, face au lagon. Nous mangeons ainsi un hamburger, la tête tournée vers le bleu clair. En entrant dans l'échoppe, cela fait d'ailleurs mal aux yeux. Nous profitons du moment pour définir le programme des jours à venir. Demain, nous ferons un tour de l'île en pirogue. Après-demain, peut-être un peu de plongée, puis louerons des vélos. Nous aimerions aussi aller dîner à l'Intercontinental (l'autre, que le Lonely encense pour son cadre phénoménal) un soir, et voir un couher de soleil depuis le Yatch Club.


Rassasiés, nous partons, toujours à pieds, vers le club de plongée le plus proche. Cela nous permet de découvrir un peu l'île, qui ressemble assez aux précédentes. Nous trouvons l'endroit, désert, et arrivons enfin à trouver quelqu"un après avoir demandé à un voisin (c'est sympa de pouvoir faire tout cela en français, si loin...). Malheureusement pour nous, les clubs de plongée ici ne proposent qu'une sortie "deux plongées" chaque matin (nous passerons un coup de fil à un autre un peu plus tard). Cela est du coup un peu pénible si vous ne souhaitez en faire qu'une par jour, comme nous, et va nous obliger à changer notre programme. Ce n'est donc pas sûr que nous plongions ici. Heureusement que nous n'avons pas à terminer notre formation PADI. En réfléchissant, nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas rejoindre les hôtels de luxe, tous situés sur un motus (sauf l'Intercontinental d'à côté, mais qui n'est pas le principal Intercontinental de l'île). Heureusement, un système de navette est proposé par chaque hôtel, si vous venez manger un morceau ou passer la journée. Certains facturent cette prestation, d'autres non. Si nous n'allons pas à l'Intercontinental, nous souhaiterions aller au St Regis. Nous apprendrons dans quelques jours, en discutant avec les français ayant repris le Yatch club, que les restaurants des hôtels ne tiennent pas tous leurs promesses, et qu'il n'est pas possible d'accéder à la piscine du St Regis, même en allant y déjeuner. Nous réfléchissons, et n'arrivons pas à savoir si nous préférons aller déjeuner et passer l'après-midi dans un de ces complexes, ou juste aller dîner pour profiter du coucher du soleil. Bref, des problèmes existentiels sérieux, comme vous le voyez. Surtout que Fred aimerait bien faire de la pêche au gros. On verra. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans un magasin sur le bord de la route, à 500m de notre guesthouse (située au bout du bout de l'île, au fond d'un passage à une seule voie quittant la route principale) pour acheter un paréo et dépenser les 2000 CFP (18 euros) necessaires pour pouvoir se connecter à Internet de manière illimitée jusqu'à la fin de notre séjour. On le répètera, tout est cher à Bora Bora. Nous rentrons vers 19h, après avoir passé un peu de temps sur le net, notamment à regarder de nouveau les guesthouses pour Rangiroa, et accessoirement s'assurer que notre déclaration de revenus est bien prise en compte.


Bob, l'américain rencontré à Moorea il y a trois jours, loge dans la même guesthouse que nous ici, et comme il nous l'avait signalé, part demain. Nous l'avions croisé un peu plus tôt dans l'après-midi, et avions convenu de dîner ensemble ce soir. Nous partons donc tous les trois, et allons au premier restaurant venu, juste au coin, face au magasin. De toutes façons, à part ce dernier, il n'y a qu'une roulotte. Les autres restaurants exigent d'aller un peu plus loin. Ne payant pas de mine d'extérieur, cela s'avère un choix remarquable, qui va nous bluffer en terme de produits et de service. On vous invite à trouver la section du site appropriée pour un compte-rendu intégral. Une bombe ce restaurant.

 

 

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Commentaires: 6
  • #1

    La Plume de Rosa (samedi, 15 juin 2013 11:35)

    particulièrement

  • #2

    Meryem & Julien (samedi, 15 juin 2013 12:00)

    On est quand même hyper déçus, Audrey ne fait même pas le grand écart sur le palmier.... ;)

  • #3

    Lolo (samedi, 15 juin 2013 12:10)

    Génial, vous avez réussi à trouver le palmier (presque) horizontal.

  • #4

    CHRISTIANE (samedi, 15 juin 2013 16:28)

    je suis d accord le grand écart manque!

  • #5

    anne dauneau (samedi, 15 juin 2013 22:53)

    Bonsoir Fred et Audrey,
    cela fait des semaines et disons même des mois que je me dis qu'il faut tout d'abord que je vous remercie de vos nombreuses cartes qui nous font à chaque fois si plaisir et nous donne l'impression de vous suivre petit à petit.
    nous sommes ravis de voir que tout va bien pour vous et combien vous avez l'air heureux.
    de notre côté, nous sommes chez ta mère, Fred, où nous passons une bonne soirée, c'est facile, il faut dire avec elle.
    mon voyage sur Paris est motivé par le déménagement d'Adélaïde qui quitte sa pension pour son futur foyer à Montparnasse l'année prochaine. disons que nous attendons la conclusion de son conseil de classe jeudi. elle a passé une bonne année, je crois, en tout cas elle n'a pas démérité et s'est montrée une petite provinciale à la hauteur face à l'effort et à son adaptation nécessaire.quant à Richard, il passe en 1ère S. il est ravi, nous aussi. Du côté de Pierre, c'est difficile comme malheureusement beaucoup de chose ici. Mais, on reste confiant. de toute façon, on a pas le choix...
    enfin voici qq nvelles de France... profitez bien de tout cet exotisme et continuez à penser à nous, ça fait du bien.
    on sera bien content de vous revoir d'ici qq mois qui marqueront peut être la fin de votre voyage mais le début de nos retrouvailles.

    Adé et Richard se joignent à moi pour vous embrasser.

  • #6

    Marie-Cécile (samedi, 15 juin 2013 23:00)

    Fred et Audrey.....
    il faut que je sois chez Christiane pour vous écrire sur votre blog....pas de nouvelles ne veut pas dire que je ne pense pas à vous...bien au contraire.... toute la famille est derrière vous...ce qui fait que j'ai toujours de vos nouvelles...j'ai très hâte de vous revoir pour que nous puissions partager ensemble cette belle aventure...je vous embrasse très fort tous les deux....